BOURGOIN-JALLIEU : CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2011

La délibération principale ce de Conseil Municipal concernait le vote du Budget Primitif de la ville (Budget Principal).

Rappelons que le Budget Primitif est un affichage, une forme de promesse de réalisations pour l’année. Si il y a bien  une obligation définie par la loi, il n’y a aucune mesure réglementaire, de contrôle et d’appréciation entre le Budget Primitif (prévisionnel) et le Budget réalisé, contrairement à d’autres organismes telles les Chambres Consulaires.

Il s’agit d’un projet, souvent plein de bonnes intentions qui sont loin d’être toutes exécutées, notamment en investissements.

A Bourgoin-Jallieu, il suffit de mettre en parallèle chaque année le Budget Primitif et le Budget exécuté pour constater les écarts entre affichages et réalités.

Deux commentaires à cette étape :

-           soit il y a la volonté de paraître un bon élève,

-          Soit, au-delà d’imprévus toujours possibles mais plutôt exceptionnels, il y a incapacité à maîtriser, piloter le déroulement des dossiers.

En fait, c’est bien souvent les deux qui se conjuguent, voire s’additionnent. C’est toujours, de ce fait, source de dépenses supplémentaires.

Quelques chiffres pour l’année 2011 :

36 440 000 € en dépenses de fonctionnement.

28 672 000 € en dépenses d’investissement y compris des reports à réaliser pour 4 836 000 € et des opérations d’ordre (SEMIPA).

Le poste le plus important dans les charges de fonctionnement soit 14 000 000 € concerne les frais de personnel. La part fonctionnement du Budget principal finance les services que la commune assure directement en direction des Berjalliens.

Dans les choix politiques de la majorité, choix de gestion que nous dénonçons depuis de nombreuses années, le recours excessif à l’emprunt : 37 000 000 € (net ville) d’encours de la dette (capital restant dû au 01 01 2011) très largement au-dessus des villes comparables de notre strate.

La conséquence est immédiate et brutale : plus de 1 400 000 € d’intérêts pour l’année 2011, près du double des villes de notre strate (25 000 habitants).

Un gaspillage d’argent public, de nos impôts, né d’un « appétit de dépenses »… où la gourmandise avait plus grands yeux que grand ventre…..

En tous cas, chacun imagine ce que la moitié de 1 400 000 € soit 700 000 € (conséquence de cet excédent de gourmandise) donnerait  comme moyens supplémentaires aux associations de notre ville, aux services aux habitants ou en baisse d’impôts locaux…

Alors, lorsque la gauche ne cesse de parler de désengagement de l’Etat, en matière de financement des collectivités, elle a beaucoup à balayer devant sa porte, berjallienne tout particulièrement.

La vertu du désendettement, à laquelle elle « semble vouloir adhérer » désormais est en réalité une soumission aux remontrances appuyées, aux sommations de la Chambre Régionale des Comptes. Il était temps, mais attention à la récidive !!!…. Nous surveillerons.

Autre délibération marquante : la nomination de 2 délégués supplémentaires à la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI). Dans le respect de l’augmentation de la population berjallienne, le nombre de délégués du Conseil Municipal de Bourgoin-Jallieu passe de 14 à 16. L’opposition qui représente 47% de la population (aux dernières élections municipales de 2008, avec un taux très important de participation des électeurs), n’a aucun représentant, ce qui est tout aussi anormal qu’antidémocratique. A l’occasion de cet ajout de 2 délégués, nous avons rappelé cette atteinte à la représentation démocratique, en demandant au minimum l’un des 2 postes de délégué. Le maire Alain COTTALORDA s’y est opposé et a exhorté sa majorité à ne pas voter pour nous et à soutenir exclusivement les 2 candidats de gauche.

Compte tenu du rapport de force : 28 élus de gauche, 7 élus de l’opposition, les 2 candidats de gauche ont été élus et 47 % de la population berjallienne n’est toujours pas représentée à la CAPI.

Chacun appréciera la « démocratie à la soviétique » berjallienne, alors que dès 2014 la loi imposera cette réalité. Les bonnes pratiques ne sont pas berjalliennes….

Enfin et pour conclure, 3 ème délibération importante.

Dans le cadre du plan prévisionnel d’investissement, l’autorisation de programme de construction d’un groupe scolaire et d’un restaurant scolaire sur le site Diederichs est nécessitée par une croissance du nombre d’élèves. Si cet investissement a bien fait l’objet d’une estimation en coût de 6 350 000 €, la pratique budgétaire voudrait que la même démarche soit élaborée et mentionnée dans la délibération en ce qui concerne son financement. Aucune information, même prospective sur les financeurs, leurs participations et les taux d’intérêt pour la part emprunt.

Sur l’un comme sur l’autre, nous serons vigilants :

-          Respect du budget,

-          Equilibre et coûts des financements.

 

Jean-Pierre GIRARD

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